Alternance

Dès septembre 2017, le Master II propose aux étudiants de suivre la formation par l’apprentissage. Les étudiants par l’apprentissage formés suivent un cursus qui leur permet d’acquérir simultanément un diplôme et une expérience.

La formation, sera alors articulée autour de deux périodes distinctes :

  • la période d’alternance permettant à l’étudiant d’être deux semaines à l’université et deux semaines en structure d’accueil chaque mois, de septembre à mars
  • la période d’immersion professionnelle au cours de laquelle l’étudiant sera à temps complet dans sa structure d’accueil d’avril à septembre

L’élève reçoit à l’université une formation juridique qui le prépare à prendre toutes les dimensions d’une carrière juridique ou judiciaire. En parallèle, il acquiert au sein de sa structure professionnelle une expérience qui le rend opérationnel.

Grâce aux enseignements pluri-disciplinaires du Master II, les étudiants auront la possibilité de conclure leur contrat d’apprentissage auprès de multiples organismes. Cela permettra à la promotion de bénéficier d’un panel d’étudiants représentant une large gamme des métiers judiciaires et juridiques tels que les cabinets d’avocat, études d’huissier, services juridiques d’entreprise, collectivités territoriales … et ainsi favoriser les échanges et regards croisés sur ces différentes professions. 

 

Nous avons demandé à certains étudiants en apprentissage de nous donner leur ressenti sur leur expérience :

Nikita, apprentie dans une étude de notaire : « Je me suis très facilement intégrée dans ma structure, où j’ai une place à part entière. J’effectue le travail de clerc de notaire : rédaction de divers actes (vente, compromis de vente, actes d’un dossier de succession..). Je gère des dossiers de l’ouverture, jusqu’à la signature. Je fais également diverses recherches juridiques pour ma maître d’apprentissage sur des questions plus compliquées. J’ai effectué cet apprentissage par passion pour les matières du droit des successions et droit immobilier. A l’avenir je souhaite passer l’examen d’entrée au CRFPA. »

 

Anouchka, apprentie à la Direction générale des finances publiques : « J’ai trouvé sans difficulté mon apprentissage, j’ai postulé fin juillet et j’ai eu une réponse début août. J’effectue principalement des études de dossiers, je rédige des rescrits fiscaux, j’assure les demandes de renseignements et le contact avec les responsables d’associations. Le rythme est un peu déstabilisant au début mais on s’y habitue rapidement. »

 

Juliette, apprentie dans un service de recouvrement contentieux des créances dans une banque : « Je n’ai pas eu trop de difficultés pour trouver mon apprentissage car je m’y étais prise plusieurs mois à l’avance. Malgré l’ampleur de ma structure (200 salariés), je me suis bien intégrée dans mon service qui comprend 30 personnes. J’ai des missions très diversifiées : analyse de portefeuilles clients en recouvrement, vérification de l’état d’avancement des procédures de recouvrement (mise en demeure, déchéance du terme, déclaration de créances), mise en oeuvre des mesures d’exécution et conservatoires (contacts avec les praticiens du droit : avocats, huissiers, mandataires-liquidateurs). Si l’occasion se présente, je souhaite intégrer ma structure à l’avenir. »

 

Léa, apprentie à la cellule Thémis, au Ministère des Armées : « Le rythme de l’alternance 15 jours en structure/15 jours en cours permet de s’intégrer petit à petit dans l’équipe. Je me suis facilement intégrée grâce à mon adaptabilité et ma prise d’initiatives. Je suis chargée du traitement des dossiers, de la veille juridique et médiatique. J’ai postulé pour rester à la cellule Thémis à la fin de mon apprentissage. »

 

Cyriaque, apprenti au Bureau des migrations et de l’intégration de la Préfecture de Bourges : « Je n’ai pas eu de difficultés à trouver une structure après quelques recherches et avec l’aide des référentes du CFA. De même, je n’ai pas eu de difficultés pour m’intégrer dans la structure, l’ensemble des collègues sont très sympathiques. Je m’occupe de la rédaction de mémoires en défense devant les juridictions du fond et en cassation, du suivi des dossiers, de la rédaction des OQTF (obligation de quitter le territoire français). Mes tâches sont très diverses et toutes très intéressantes, et en lien avec ma formation. Le rythme de 15 jours permet de se plonger dans l’apprentissage sans être totalement dépaysé une fois de retour en cours. 

Je trouve que l’apprentissage est une très bonne chose qui permet de faire quelque chose de concret, et d’appliquer les connaissances et la manière de travailler qui nous sont enseignés depuis de longues années. De plus, cela change agréablement d’être plongé dans le monde du travail qui est, bien sûr, très différent du monde universitaire. »

 

Auddray, apprentie dans un service juridique d’une société de déménagement « J’ai cherché mon apprentissage surtout pendant la période estivale, par conséquent les structures n’étaient pas forcément disponibles pour me recevoir. Toutefois, j’ai réussi à trouver avant le début de l’année universitaire, et ce fut appréciable de pouvoir commencer mon apprentissage en même temps que les cours, en septembre. Je m’occupe du recouvrement de créances, je fais également des conclusions pour des dossiers de recouvrement, des protocoles transactionnels, déclaration de créances auprès de la commission de surendettement et des liquidateurs judiciaires. Les deux semaines me paraissent nécessaires pour pouvoir suivre des dossiers, s’intégrer de nouveau dans la structure après la fin des cours. »

 

Géraldine, apprentie dans un syndicat agricole : « Je n’ai pas eu de difficultés à trouver un apprentissage puisqu’un contrat m’avait déjà été proposé après mon stage de M1. Mais si je n’avais pas eu cette opportunité j’aurais eu plus de difficultés à en trouver un. J’assure des permanences téléphoniques sur des questions de droit rural, droit des sociétés et droit des biens. Je suis également les dossiers en droit rural (expropriations, résiliation de baux ruraux, suivi de contentieux au Tribunal paritaire des baux ruraux), je rédige des actes juridiques (procès-verbaux d’AGE, statuts de sociétés, baux ruraux sous seing privé, baux commerciaux…), et j’asssiste aux formalités auprès du Centre des formalités des entreprises.
La période d’apprentissage est suffisamment longue pour permettre de gérer des dossiers du début à la fin (rendez-vous client jusqu’à la rédaction des actes). Je compte rester dans ma structure à la fin de mon contrat d’apprentissage. »

 

Léa, apprentie acheteur public : « Après des recherches infructueuses sur Tours j’ai décidé d’agrandir mon champ de recherches. J’ai finalement décroché un contrat d’apprentissage à Paris, dans le secteur et le poste que je désirais. Les tâches qui m’ont été confiées étaient au début essentiellement de la rédaction juridique (lettres de rejet, de convocation…), puis petit à petit de la stratégie achats (étude de marché, sourcing, planification, étude et rédaction des cahiers des charges…). Très bientôt à mon retour en entreprise, j’espère effectuer la procédure de passation des marchés que j’ai montée. Le rythme de l’alternance est très pratique pour les alternants dont l’entreprise ou la collectivité se trouve assez loin du lieu de formation, il permet d’avoir une meilleure immersion que le rythme 1 semaine/1 semaine. J’espère rester dans la structure qui m’a accueillie, cela serait un véritable exemple de l’efficacité de l’apprentissage pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.«